On apprend aux enfants qu'il faut toujours dire la vérité, que le mensonge, c'est pas bien, pas bien du tout... Pourtant, que serait le monde si nous appliquions cette règle du "toujours vrai" ? On en a eu un aperçu hier soir avec le film (excellent d'ailleurs) de Jean Becker, "Deux Jours A Tuer" qui passait sur France 2. Le héros, incarné par Albert Dupontel, pour une raison qu'on découvre à la fin, se met soudain à dire tout ce qu'il pense à son entourage... Finies les hypocrisies, les faux-semblants, les sourires factices, les courbettes de complaisance... Il balance tout et ça fait très très mal !
Dire la vérité, tout le temps, à tout le monde est impossible. On ne pourrait plus cohabiter... A croire que l'être humain a besoin de son écran de mensonges et d'hypocrisies autant que de l'oxygène qu'il respire... Et après, on va se targuer d'être toujours sincère... C'est impossible en société... Et, quand on y réfléchit, c'est impossible aussi avec soi-même parce qu'on ne se regarde pas en face et on ne connaît jamais sa vérité... C'est justement lorsque les autres nous la crachent à la figure qu'on se rend compte à quel point elle peut être douloureuse...Alors, on se tait, on fait semblant, autant pour se protéger soi-même que pour protéger les autres.
Il y a plusieurs scènes vraiment géniales dans ce film qui laisse songeur...