Quand j'étais jeune, j'aurais aimé être journaliste. Cela ne s'est pas fait pour plein de raisons mais quand je vois les questions posées par certains (attention, c'est comme dans tous les métiers, il y a les incompétents mais aussi une foule d'autres, dans l'ombre souvent, qui ont du talent), je me dis que ça ne va pas chercher bien loin quand même...
A Pierre Rolland, sur le Tour de France, après qu'il a perdu son maillot à pois :
- Vous êtes déçu, je suppose ?
... Ben non, il saute de joie. Tu viens de te taper le mont Ventoux mais juste pour le plaisir de perdre parce que c'est carrément kiffant la défaite... On ne la met pas assez en avant, je trouve...
A Christopher Froome qui vient de gagner l'étape :
- Je pense que vous êtes heureux ce soir ?
... C'est sûr que si le but c'est de perdre, il a de quoi être triste mais comme apparemment, il s'agit toujours de gagner, oui, il est heureux.
Toujours à Froome :
- Et, les yeux dans les yeux, vous pouvez nous dire que vous ne vous êtes pas dopé ?
... Mais si voyons, il est chargé à mort et il va l'avouer parce que c'est demandé gentiment et que, surtout, les yeux dans les yeux, on ne ment pas, hein ? (Armstrong en a donné la preuve plus d'une fois !)
Dans un magazine, à propos d'une émission débile (il y en a tellement !) qui a mal tourné apparemment :
- Après l'émission, vous avez reçu des lettres et des mails d'insultes. Difficile à vivre ?
J'aurais trouvé amusant que le type réponde que c'était plutôt agréable et sympa parce que, là encore, comme pour les défaites, c'est super génial de se faire insulter et, ça fait toujours plaisir, on ne refuse jamais une p'tite insulte, hein...
Donc, voilà... pour certains journalistes, il ne semble pas évident que le feu ça brûle et que l'eau ça mouille... ce serait bien qu'on leur apprenne ça à un moment ou un autre... enfin, j'dis ça, j'dis rien...