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Ciel breton

Ce matin, temps pourri. Ciel bas, gris et lourd. Crachin breton au rendez-vous. Morosité ambiante. Il y avait longtemps que je n'avais pas mis les pieds en centre ville. Je n'y vais pas souvent. C'est difficile de se garer et pour ça les grandes surfaces ou les grandes zones commerciales sont beaucoup plus pratiques. Donc, il y avait plusieurs mois que je n'étais pas passée dans les rues commerçantes du centre. Et là, ce matin, avec ce ciel bas, gris et lourd, j'ai découvert un spectacle affreusement déprimant. Que des boutiques à vendre, à louer, à céder; des locaux disponibles qui attendent depuis longtemps qu'on les occupe à nouveau. Des agences immobilières fermées qui n'ont pas été remplacées. C'est vrai qu'elles avaient fleuri toutes en même temps, à l'époque où l'immobilier était rayonnant. C'est fini, ça aussi. Même un laboratoire d'analyses médicales a fermé ses portes. Il ne reste plus grand chose. On dirait une ville morte... pas partout, heureusement, il reste encore quelques boutiques qui vivent, ou survivent... mais pour combien de temps ? Je n'ai plus vraiment reconnu ma propre ville... et j'ai trouvé ça vraiment désolant.

Ce qui marche, et que je contribue d'ailleurs à faire marcher, ce sont les fameuses zones commerciales où il est facile de se garer. Le centre a perdu ses clients au profit de ces grandes structures tellement faciles d'accès mais aussi tellement formatées. Ce sont les mêmes partout et ce manque d'originalité nous rassure, dans un sens. On sait où on va trouver à coup sûr telle ou telle chose. Et peu importe dans quelle ville de France on va, on les retrouve, quasi identiques. On ne se prend pas ou plus la tête à courir les petits commerces du centre, certainement plus sympa et surtout moins passe partout...


Ma ville se meurt sous son ciel bas, gris et lourd accompagné de son éternel crachin...
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M
Je me bats à ma toute petite échelle.... je préfére les halles aux grandes surfaces et commande sur internet pour les choses quotidiennes genre eau pdt entretien...bref ce qu'on ne trouve plus en centre ville... mais mon boucher, mon boulanger, mon fleuriste, mon pharmacien, etc etc.. j'y tiens.. ils connaissent mes gouts, sont à l'écoute...et comme tu le dis si justement, l'échange est là.. on n'est pas un numéro...
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C
Il y a bien trop longtemps que je n'étais venu par ici. C'est un tort. Je retrouve ton écriture si agréable à lire, si fluide, même si le sujet est plutôt aux regrets comme aujourd'hui. Je comprends cette nostalgie qui t'anime. L'évolution économique aidant, les bonnes petites habitudes des centres villes se perdent. C'est à regretter mais c'est presque inévitable. Le charme citadin existe, heureux qui sait l'apprécier. Continue Béatrice à nous offrir de ces jolis textes si plaisant à découvrir.Charly...
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F
Visiblement, vous vivez exactement le même phénomène qu'ici en Belgique (sauf, peut être pour certaines villes très touristiques comme Brugges... et encore !)Le principal, c'est le ciel soit bleu dans nos coeurs et nos têtes !Bises.
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L
aujourd'hui par contre, il faisait bien meilleur !! un beau ciel bleu ! j'espère que ça ne t'a pas laissé insensible !pour ce qui est du changement de paysage, dans mon centre ville, il y a quelques boutiques qui ferment, mais pas beaucoup, par contre, je suis passée dans une rue tout à l'heure, sur 100 mètres, il y avait 8 appartements à vendre... ça fait bizarre...
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I
A Paris, c'est "à peu prè"s le même "climat" ; beaucoup de boutiques ferment, mais sont vites rachetées, surtout par des Chinois. Etrangement, la mercerie est toujours là...Sinon, comme il n'existe des hypermarchés qu'aux portes de la ville, les Monoprix, Atac, Franprix, Casino, G20, Ed, Lidl, etc. sont toujours aussi nombreux voire plus.Même chose pour les appartements à vendre ou à louer ; les prix ne baissant pas à Paris, avec la crise et la peur qu'elle doît entraîner pour les personnes ayant un patrimoine placé en actions ou en assurance-vie, la vie continue...Je profite de ce commentaire pour te souhaiter une bonne fête, Béa.
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