En général, quand je tombe par hasard sur un blog, je lis l'article sur lequel j'arrive. Parfois, c'est un article super joyeux, parfois pas. Si jamais il m'inspire, je m'empresse de regarder à quelle date il a été écrit, histoire de ne pas être décalée si je décide de poster un commentaire. Ben oui, admettons, c'est un truc super joyeux et tout, j'arrive, je félicite, je dis que la vie est géniale alors que l'article date d'il y a plusieurs années et que depuis la personne a plein de soucis, ou pire encore !
C'est exactement ce qui vient de m'arriver, mais dans l'autre sens ! Je découvre un commentaire sur un vieil article que j'avais oublié. Un article où je râlais après Noël, l'ambiance tout ça, où je disais, non sans un certain humour (vous me connaissez !) que j'allais faire ma schtroumphette grognonne. Bref, un article où quelque chose n'allait pas. Et là, un commentaire. Mais pas un commentaire sympa, non, un comm' pour me dire, en gros, que ma vie n'est pas pire que celle des autres (genre, j'ai dit ça...) et que je devrais arrêter de me plaindre, de me regarder le nombril, m'ouvrir aux autres et au bonheur. A ce genre de commentaire, j'ai juste envie de répondre "Va te faire...". De quoi je me mêle ? Bon, ok, un blog c'est public et on va pas se plaindre de recevoir des commentaires, ce sont les risques du métier, tout ça tout ça... Mais quand t'es pas trop débile, tu regardes la date. Là, tu vois 2009 et tu te dis que la personne, depuis, a certainement bien changé et que si ça se trouve, cette année, elle va publier un article super réjouissant pour Noyel ! Donc, tu la fermes ! Tu ne cliques par juste pour lui reprocher un truc d'il y a 5 ans que même elle, elle ne sait plus pourquoi elle râlait ! Bref, tu fais pas chier avec ta morale à deux balles. Si j'ai envie de me regarder le nombril, je le fais, je l'ai fait et je le ferai. Que celui qui ne l'a jamais fait me jette le premier caillou qui passe ! Si j'ai envie de me plaindre, je le ferai. Si j'ai envie de râler, pareil ! Et si j'ai envie de sourire, je n'ai pas besoin que quelqu'un me demande de le faire et vienne essayer de me culpabiliser parce que je fais la tronche ! Non, mais ! Ah, ça m'énerve ça.
A part ça, vous ça va ? Ça faisait longtemps, hein ! Mais je ne suis pas partie, rassurez-vous. Ou lamentez-vous. Faites comme vous le sentez... Je suis là, je suis moi, pas toujours joyeuse et plutôt carrément désespérée par la vie mais... toujours en vie, c'est l'essentiel ! On n'arrête pas de nous bassiner en nous disant qu'on a intérêt de rester soi-même, de ne pas changer parce que les autres aimeraient nous voir différents... Mais c'est pas vrai : on DOIT être d'une certaine façon : heureux, joyeux, souriant, pétant la forme ! Pour être poli ou juste pour ne pas être trop chiant en société. Ou parce que ça fait bien. Sauf qu'ici, c'est chez moi. Je suis comme je veux... Je passe assez de temps à m'auto-censurer afin de ne pas dire les choses qui fâchent et juste un petit article où je disais, il y a 5 ans, que je n'avais pas envie de fêter Noël et j'ai l'impression d'être un monstre ! C'est dingue, ça.
Alors, vive Noël, vive le sapin, vive les cloches, vive les guirlandes, vive les cadeaux ! Je suis heureuse, je vais bien, tout va bien et bientôt une nouvelle année de bonheur, d'éclats de rire, de sérénité, de félicité. J'aime les nouvelles années ! Je vais fêter ça dignement, tiens ! Tellement je suis en joie ! Ouiiiii, vivons, marrons-nous, fêtons, sautons au plafond ! La vie est tellement belle, tellement merveilleuse !
Ne vous offusquez pas, amis lecteurs, je vous aime, vous les fidèles, vous qui savez lire entre les lignes et qui commencez à me connaître ! Vous au moins, vous avez compris que je ne suis pas seulement ce que j'écris et que, parfois, de temps en temps, je vous distraie, je vous amuse, je vous fais sourire. Et, entre nous, le commentaire mal venu, est l'occasion pour moi de revenir... pour le meilleur ou pour le pire, allez savoir !