Bon, voilà, c'est reparti... C'était ma 15e rentrée en tant que prof. Si je comptais en plus celles que j'ai faites en tant qu'élève ou étudiante, ça ferait beaucoup... trop ! Mais quand même 15 ans... c'est pas mal. Ça a passé à une vitesse folle et j'ai encore l'impression que c'était hier mon premier jour... tremblante à l'idée de ne pas être à la hauteur (et je ne l'ai pas été d'ailleurs mais bon, qui l'est dès sa première année ?)
Ma 2e année fut encore pire que la 1ère et deux décisions me sont restées :
- Ne plus jamais me mettre dans un tel état à cause de petites biiiiip (mot auto-censuré, peut choquer les âmes sensibles) de 14 ans qui se sentent invulnérables parce que maman et papa les prennent pour des anges.
- Faire, dans ma matière, ce dont j'avais envie quand j'en avais envie quitte à ne pas toujours être très orthodoxe.
Depuis, ça a été plutôt sympa... à une ou deux exceptions près, pas seulement dues aux élèves parce qu'un prof a sa vie et ses emmerdes aussi et, quoiqu'on dise, même si on est adultes, on a du mal à laisser tout à la porte du collège. Bref...
Donc, hier pour la 15e fois, j'ai fait la connaissance de mes élèves tout neufs (pas tous encore, demain la suite !) et, chaque année, je constate avec ravissement que c'est comme le vélo : ça ne s'oublie pas ! Les réflexes reviennent très vite et après quelques minutes, hop, c'est reparti pour un tour !
Et puis, heureusement, les élèves ne changent pas : ils confondent toujours un cahier et un livre, alors, tout va bien ! (dans quelques mois, ça va m'énerver, je le sens... mais là, je reste zen !)