Par rapport à quelques événements récents, je me pose une question... Attention, hein, quand je dis que je me la pose, je me la pose vraiment... C'est pas ironique genre je vais vous expliquer que j'ai la réponse alors que les autres ne l'ont pas... Non, je ne connais pas la réponse non plus...
Récemment donc, j'ai entendu ou lu des réflexions désagréables sur des gens qui, parallèlement ont plutôt bonne presse, c'est à dire que nombreux sont ceux qui les admirent, remercient, félicitent mais, d'un coup, paf, un ou plusieurs commentaires désobligeants viennent griser le tableau... Pourquoi aussitôt y a-t-il remise en cause personnelle de celui qui, en dehors des deux ou trois critiques, n'a, en général, que des remarques positives ? Pourquoi aussitôt y a-t-il cette envie de tout laisser tomber ?
Par exemple, sur l'amicale Claude François, ça m'est arrivé, un peu... je faisais un truc que je pensais bien et j'avais directement ou indirectement des reproches mais, parallèlement, plein de messages super enthousiastes aussi... Lesquels je gardais en tête ? Les mauvais, les critiques peu constructives... Je me demande donc pourquoi nous nous focalisons ainsi sur le négatif ? Pourquoi ne nous contentons-nous pas des trucs sympas qui font chaud au coeur ? Parfois, ceux qui critiquent n'ont pas forcément tort et on peut aussi écouter leurs avis, évidemment mais, pourquoi se dire "j'arrête tout, c'est nul et ça sert à rien.", juste parce que quelques voix se sont élevées pour critiquer ?
Quand j'ai débuté dans l'enseignement, j'ai entendu deux ou trois élèves me dire "Vous êtes nulle et on n'aime pas vos cours." Dans le même temps, d'autres gamins, le reste de la classe ou presque semblait intéressé et plutôt souriant mais sur quoi me suis-je focalisée ? Juste sur ces remarques marginales et j'en ai déduit que j'étais nulle... et à la fin d'une année, des gamines sont venues me dire "Vous êtes une super prof et on vous aime bien parce que vous ne vous laissez pas faire par certains élèves"... dont celui qui avait dit que j'étais nulle justement. Ça m'a fait plaisir et je me suis dit que finalement, toute l'année, je m'étais auto-persuadée de ma nullité alors qu'un seul gamin de cette classe avait cet avis sur moi et qu'après tout, je n'en avais rien à faire puisque les autres m'appréciaient...
Et l'autre jour, je vois sur FB un type génial que plein de monde adore qui commençait à sous-entendre qu'il était nul, que personne ne le comprenait, qu'il se sentait seul... parce que quelques crétins avaient critiqué l'une de ses publications... tandis que 99% de ses lecteurs l'avaient au contraire remercié et félicité... C'est là que je me suis posé cette question qui me tracasse depuis ? A-t-on nécessairement besoin de faire l'unanimité ?
Je ne suis pas en train de dire qu'on ne doit pas être touché par les critiques. On peut en être blessé, bien sûr, c'est normal mais, pourquoi dans ces cas-là, ne nous recentrons-nous pas sur le positif... ou alors difficilement ? La phrase "On ne peut pas plaire à tout le monde" est répétée à longueur de temps mais je me demande si, dans le fond, on ne rêverait pas de plaire à tout le monde justement...
Pourtant, le jugement d'une personne ne devrait pas faire douter à ce point et encore moins occulter toutes les autres opinions. Il y aura toujours des esprits mesquins ou méchants, des chipoteurs pour qui rien n'est jamais assez bien, des crétins qui voient le mal partout, surtout là où il n'y en a pas, des maladroits aussi, parfois, qui ne pensent pas à mal mais qui devraient fermer les bouche (ça c'est moi souvent...) Mais, il y aura toujours des gens super contents, sincèrement admiratifs ou au moins positifs...alors, pourquoi ???