Ce matin, rédaction en 6e. Je demande à mes chers petits d'imaginer qu'ils se métamorphosent en un objet moderne. Ils doivent décrire cette métamorphose, expliquer comment ils en sont arrivés là et, aspect ludique, essayer de faire deviner aux autres l'objet en question sans jamais le nommer.
Cunégonde me dit "Oui mais, par qui on peut être métamorphosé ?". Je réponds "Oh, par exemple, un voeu qui a mal tourné ou bien un truc magique...". Et là, Alfred me sort, l'air très fier de lui :"Genre vous, quoi...". Pardon ? Moi ? Euuuh. "Un truc magique" ??? Le gamin était mort de rire, forcément... Je rétorque à la petite peste coquine (c'est un élève très sympa, je précise, histoire que certains esprits chagrins n'y voient pas une marque de maltraitance professorale) que je ne sais pas comment je dois prendre l'histoire du "truc", que je ne suis pas sûre que ce soit un compliment et que, surtout, je ne vois pas trop non plus ce que j'ai de "magique"...
Et là, j'entends la voix de la sagesse, ou de la raison ou des deux qui lance à la cantonnade :"Ben, toute façon, si elle était magique, elle s'rait pas prof, hein...".
Pas faux mon gars, pas faux !