Bon, bon, bon... Je crois qu'il ne faut pas se voiler la face : c'est une période creuse. Déjà, je n'ai rien écrit depuis un bout de temps ici (ou ailleurs, même pas un brouillon, rien ! Nada ! ). C'est pas bon signe !
Ensuite, ce n'est pas que quelque chose va mal, non... c'est plutôt que rien ne va bien. Tout à l'heure encore, je parlais de catastrophe dérisoire et c'est un peu ça. Oh, vous connaissez certainement aussi. Ce sont ces moments où il n'y a objectivement aucune raison valable de se plaindre et pourtant, tout va de travers ou, en tout cas, pas droit. C'est comme ça depuis quelques jours. Ce que j'entreprends foire lamentablement. Tout ! Rien ne marche comme je voudrais, comme c'est prévu, comme il faudrait. En conséquence, j'ai même du mal à entreprendre d'entreprendre quoique ce soit. A part dormir. Ça c'est bien. Et au moins, il n'y a pas trop de risque d'être déçue. Quoique... je serais bien capable de rater mes rêves...
Pourtant, aujourd'hui, une sorte d'élan de volonté m'a poussée à aller proposer mon bouquin dans une librairie. J'y songeais mais je n'osais pas. Là, j'ai osé. Sauf que je suis dans le creux de la vague pour tout ! J'aurais dû y songer avant ! Donc, comment espérer que ça va se passer différemment ? Tiens, rien que ce que je pensais faire pour expliquer ma démarche et tout ça... eh ben, ça n'a pas pu avoir lieu puisque la personne responsable n'était pas disponible. Je comptais lui exposer mes idées, mes projets, mes envies. Lui faire comprendre que ce n'est pas juste une lubie comme ça, passagère, que j'écris depuis longtemps... Bref, vendre mon truc, quoi. Mais rien n'a été possible. La fille de l'accueil, bien aimable ma foi, m'a expliqué que la responsable ne pouvait pas me recevoir, que c'était difficile, qu'elle avait des rendez-vous... J'aurais dû partir en disant que je repasserai de temps à autre mais non, je suis restée et j'ai un peu insisté. Donc, elle m'a demandé mes coordonnées et j'ai laissé un exemplaire pour qu'elle jette un œil quand elle aura du temps. Ça ressemble un peu à "Merci pour votre CV. On vous contactera." J'aurais dû attendre. Attendre d'avoir basculé du côté clair de la force.
En plus, je me connais. Si elle ne me rappelle pas ou bien qu'elle me rappelle pour me dire qu'elle a regardé mon livre mais qu'il ne rentre pas dans les critères de ce qu'elle a l'habitude de vendre et bla bla bla, je vais me dire que ça ne sert à rien d'écrire.
Ah ben oui. Je suis comme ça. Que des collègues/copains/amis me disent que mes nouvelles sont agréables à lire est une chose, agréable à entendre, évidemment. Mais, là, j'ai osé mettre le nez, enfin, plutôt un orteil, chez des professionnels, des gens qui voient passer des tas d'ouvrages et qui vont se demander comment j'ai pu avoir cette audace. Alors, gentiment, ils vont me renvoyer dans mes pénates avec mes p'tites histoires en me rappelant que j'ai la chance d'avoir un autre métier pour subvenir à mes besoins... Pourquoi en serait-il autrement ? Hein ? Parmi les millions de gens qui écrivent, comment puis-je encore avoir l'idée que ça pourrait les intéresser dans cette grande librairie ? J'aurais vraiment dû attendre... la saint glinglin.
D'ici cette fameuse fête qui n'arrive jamais, j'aimerais bien qu'il se produise un truc positif afin d'avoir un peu envie de me réveiller de temps à autre !
ps : c'est bien ce que je craignais... refusé.