Il y a des jours, quand je comprends ce que les autres croient avoir compris à mon sujet, je me dis qu'il n'y a rien à comprendre... me fais-je comprendre ?
Non mais c'est vrai quoi... certes, je ne prends pas la peine de tout expliquer mais, parfois, entre adultes, on est en droit de penser qu'on sera compris... eh ben non. Oh, la réciproque est malheureusement vraie et je ne comprends pas toujours les autres non plus... Sartre avait raison finalement :"L'Enfer, c'est les autres".
L'autre, autrui, celui qui n'est pas moi. Que je ne comprends pas, que je ne comprendrai jamais et qui ne me comprendra jamais. Et là, quand tu captes ça, tu comprends un truc... juste un truc mais carrément important parce que celui-là, quand tu l'as compris, t'as plus envie de chercher à comprendre du tout, rien... Le truc c'est qu'en fait, quoique tu fasses, t'es quand même vachement tout seul. Tout seul dans ta tête, tout seul dans ton corps et tout seul dans ta vie. Mais faut pas le dire. Faut faire comme si... en plus, je sais que ça sert à rien d'expliquer quand c'est mal parti. Alors, vaut mieux se taire. Au moins, on ne se fatigue pas à parler dans le vide. Et puis, l'autre, celui qui n'a rien capté, de toute façon, les explications, il ne les croirait pas... alors autant qu'il reste avec ses idées... Je resterai avec les miennes. Chacun sa route, chacun son chemin. Peut-être faux le chemin, peut-être à contre-sens mais on s'en fout... on roule... droit devant, avec des oeillères et les oreilles bouchées. On ne sait pas où on va mais on y va, sans rien comprendre, sans être compris mais tant pis...