J'ai envie d'écrire, c'est même presque un besoin et pourtant, il y a des moments comme aujourd'hui où l'écriture semble vaine... ou plutôt ce sont les mots qui le sont. J'ai l'impression que les mots qu'il me faudrait n'existent pas ou bien que ce que je ressens est insaisissable par les seuls mots. Des milliers de sentiments, de sensations... une sorte de trop plein qui ne peut pas sortir, auquel les mots se heurtent comme à une porte fermée à double tour. J'ai les mains sur le clavier et j'ai envie de dire les choses autrement, mieux pour enfin être soulagée de ce poids qui m'étouffe mais rien n'y fait. Je ne parviens qu'à la conclusion que je n'arrive pas à dire ce que je voudrais. C'est assez paradoxal d'écrire pour dire qu'on n'arrive pas à écrire. C'est un peu comme le serpent qui se mord la queue. J'écris pour dire que je n'ai rien à écrire mais comme jai besoin d'écrire j'écris quand même parce que je me raccroche aux mots... désespérément... comme si par miracle ils venaient à moi, me libérant enfin de tout.