Rien de tel qu'un bon coup de pied au derrière pour revoir ses priorités. Je m'étais empêtrée dans des préoccupations finalement secondaires ces derniers temps. A force de ressasser, elles ne paraissaient pas-ou plus- si secondaires d'ailleurs. Elles étaient devenues prioritaires et omniprésentes, quoique négatives. Elles me guidaient doucement vers le fond et je me laissais porter, sans force ni volonté.
Les pendules sont remises à l'heure... Ma priorité est ailleurs. Ma vie est ailleurs. Mon bonheur aussi. Tout s'est remis en place lorsqu'en un instant j'ai entrevu l'éventualité de perdre cette priorité (qui n'en était plus tout à fait une ces dernières semaines, engloutie que j'étais dans mon marasme personnel et finalement dérisoire) et ce pilier indispensable.
Il a suffit d'une demi-seconde pour que la vapeur s'inverse. Oui j'ai des emmerdes, oui, mon boulot ne me plaît sans doute plus autant qu'il devrait mais j'ai de la chance d'avoir auprès de moi la personne la plus importante de ma vie. Mes petits soucis sont devenus dérisoires d'un coup parce que cette personne aurait pu disparaître en un instant. D'un coup, je me foutais de tout : de mes douleurs, de mes coups de blues, de mes révoltes, de mes impôts... D'un coup ma plus grande peur (et le mot est faible) aurait pu se réaliser. Je l'ai entrevue... Oh pas longtemps heureusement mais ça a suffit, je crois ! Le coup de pied au c... est arrivé et il m'a montré que je devais me focaliser à nouveau beaucoup plus sérieusement sur la seule personne complètement essentielle à mon équilibre. Et me réjouir de sa présence, tout simplement.
Le reste n'est que littérature et sans grand intérêt... je ne dois jamais le perdre de vue et je ne dois plus y perdre ma vie.