Pour ceux qui suivent mes aventures régulièrement, vous vous souvenez peut-être de mon accident de la circulation du mois d'octobre... Eh bien,
figurez-vous que depuis, l'inspection académique ne cesse de me demander des justifications de ci ou de ça... Une véritable affaire d'état. Et, évidemment, ce serait trop simple et même pas rigolo
s'ils demandaient tous les documents d'un coup. Non, c'est par petites touches. Un papier par ci, un autre par là.
Le dernier truc c'était un rendez-vous chez un rhumatologue pour vérifier si, effectivement, j'avais des séquelles ou non. Alors, le courrier, je vous raconte pas "Vous êtes dans l'obligation
de prendre contact avec le docteur Z. dans les 3 jours suivant ce courrier. Il est indispensable de vous rendre au rendez-vous." Bref, en gros, si t'y vas pas dans le temps imparti, ton
dossier est jeté à la poubelle. Et puis, alors j'aime ces courriers tellement humains. On doit, il faut, on a l'obligation de... mais jamais on ne demande si ça va. Au moins, l'assurance
qui me demande de faire la même démarche (aller voir un médecin référent) ils ont la courtoisie d'écrire qu'ils espèrent que je me suis bien remise... Les autres, ils s'en tapent !Pire, ils doutent
de la véracité de tout ça... Je suppose que les faux accidents du travail ça existe m'enfin...
Et donc, là dernier courrier (enfin, peut-être...) pour me demander une carte représentant l'itinéraire précis de mon boulot jusqu'à chez moi, histoire de voir si j'ai pas fait un détour auquel
cas, évidemment, l'accident de trajet travail-domicile ne marche plus... Ils n'espèrent que ça ! Ben non, je suis rentrée par ma route habituelle, à l'allure habituelle, sans m'arrêter, sans couper
à travers champs, sans faire mes courses, sans aller boire un coup au bistrot du coin. Donc, sur internet, je cherche mon itinéraire. Sauf que comme je travaille à 25 km de chez moi, pour être
précise, il faudrait 10 cartes... donc, j'ai renoncé, je leur envoie deux morceaux où on voit en gros mon trajet... et je suis sympa, je leur laisse les feuilles avec l'adresse du site où j'ai
trouvé tout ça donc, s'ils veulent, ils pourront même aller voir tout seuls ! Parce qu'en fait, le 14 février, se réunit une commission qui va examiner mon cas (quel honneur !) pour savoir si c'est
vraiment comme ils disent un accident "imputable au service"... Comme c'est arrivé un samedi midi et que très peu de bahut bossent le samedi, ils doivent se dire qu'un accident du travail un
samedi midi c'est franchement douteux. J'aurais mieux fait de me faire rentrer dedans un dimanche après-midi, ça aurait été plus simple...