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Tout va très bien, madame la marquise... si, si !

Vu que tout va de pire en pire, il est important de pouvoir faire gober aux masses que tout va de mieux en mieux. Pour cela, fabriquer des crétins encore et encore. Surtout endormir la moindre étincelle d'intelligence dans l'esprit des jeunes afin qu'ils deviennent des adultes bien dociles... et contents de l'être. Du foot, du Q, de la bouffe merdique et de la télé-réalité au degré -50 de toute pensée. On y va, on y court et surtout, on garde le sourire, comme... 

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J
"Effacer la notion de travail, de compétition, de réussite, c'est le bonheur." En réalité, elle ne disparaît pas. Elle devient partie intégrante de la vie des individus. Là où l'on avait une opposition assez nette entre les valeurs travail et le reste des activités personnelles, l'idée c'est d'intégrer l'individu au travail pour qu'il fasse corps avec la société (et donc pour qu'ils se rebelle encore moins). Sans cela, cela deviendrait intolérable pour lui et il se révolterait. Donc, la ludique, l'amusement sont de faux prétextes pour enfermer davantage les individus, les contraindre à accepter un monde et un mode de vie qui en réalité ne les satisferait pas s'ils s'en rendaient compte. Divertissez-vous et dormez braves gens ! Mais cela n'est pas nouveau, la société qui glorifie la valeur travail glorifie la société des loisirs, qui est en fait la même chose, une version tayloriste de la production de loisirs (de masse) faite pour endormir la grande majorité et éviter toute rébellion. <br /> En l'occurence la compétition n'a jamais été autant exacerbée. Elle ne se manifeste plus dans le même rapport mais dans une comparaison permanente à autrui (il a des loisirs que je ne peux avoir, il s'amuse plus que moi, il a une plus grosse voiture, il part en vacances à tel ou tel endroit et moi non, il s'éclate dans son travail...). Autrefois elle opposait les individus de manière brute et assez violente, maintenant elle diffuse un doux parfum de bonbon à la rose pour faire croire que c'est mieux ainsi.<br /> La réussite scolaire, dans un système scolaire, n'a jamais eu autre but que de créer des individus capables d'accepter la société productiviste dans laquelle ils sont nés. Si ce n'était pas le cas, il y aurait des armés de rebelles qui s'en prendraient violemment au système, or ce n'est pas ce qu'on observe. Ce qu'on observe, c'est que tout le monde accepte le système et redemande même une part d'aliénation en s'enfermant davantage dans le travail (quitte à lui faire donner une valeur ludique pour qu'il fasse partie intégrante de l'individu). C'est l'enfermement totalitaire complet.<br /> On veut certes se débarrasser de la hiérarchisation verticale (l'enseignant/enseigné, les notations à la virgule près) mais ce n'est pas dans une optique de rébellion, ni même dans un rapport révolté au système. Au contraire, les notations sont toujours là, mais elles vont se manifester dans "celui qui s'amusera le plus au boulot, celui qui sera le plus admiratif de son travail et de son prof". En réalité, on ne change rien et c'est cela qu'il faut noter, on accentue l'effet de compétition et la soif de réussite voulue par le système productiviste. La meilleure façon de changer, c'est de ne rien changer du tout disait Charbonneau et c'est un peu ce que l'on réalise. Sous couvert de bonnes intentions louables (c'est un peu comme avec le développement durable), en réalité on reproduit un schéma totalitaire qui ne dit pas son nom et qui ressemble davantage au meilleur des mondes. Et c'est d'autant plus frappant que l'on assimile généralement le système totalitaire à une violence politique et guerrière (ce qui est un cas exceptionnel et faussé). Le vrai système d'enfermement, c'est celui qui érige le ludique, l'amusement, la joie, la fête pour tous et qui ne possède même pas une once de révolte car tout le monde l'accepte sans crier gare (et ne voit pas la violence intrinsèque à l'endroit des individus).<br /> Au moins la société d'antan avec ce point précis qu'elle ne 'mentait' pas sur ses intentions. On voyait bien que l'on poussait la compétition, la réussite... C'était difficile et ceux qui n'étaient pas en accord avec celà pouvaient s'échapper et s'enfuir. Désormais, c'est intégré au coeur même des individus et ils ne peuvent même pas penser l'échappatoire. Enfermement total en cours...<br />  
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D
Non, on ne bouge jamais. Je veux bien manifester mais seule ou avec deux ou trois pelés à mes côtés....<br />  
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B
Pour y échapper, il faudrait un mouvement d'une importance considérable... un blocage des collèges, des écoles... et éventuellement des examens mais ça n'arrivera pas. 
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D
Dans ton article, tu as oublié les chaînes youtube où s'étale le vide.<br />  <br /> Pour en venir à la réforme, elle me donne la nausée et je désespère de ne pouvoir y échapper.
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A
Se remettre en question, c'est indispensable, notamment dans ce métier mais rabâcher qu'on fait mal son boulot, que les élèves ne trouvent que souffrance à l’école et que les gens qui ne sont pas du métier, élèves compris, savent mieux que nous comment faire et qu'on doit les écouter avec humilité, ça suffit.Quant à la suite, elle est sûrement prévue.
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