Suite à mon accident, samedi dernier, au milieu de mon rond-point, constatant les dégâts sur mon bras, j'ai mis les warnings et, au bout de
quelques secondes la personne qui m'avait heurtée m'a demandé si je voulais bien dégager ma voiture. Moi, pas contrariante, je voulais bien mais mon bras droit ne voulait rien savoir : pas moyen de
réémboiter ce foutu machin... j'ai jamais été douée pour les puzzles, ça se confirme ! Donc, le monsieur a bougé ma voiture et l'a mise en sécurité sur le côté de la route. Puis il est parti garer
la sienne avant de me conduire à l'hôpital.
Pendant que je l'attendais, des centaines d'automobilistes sont passés à côté de moi (c'était une heure de pointe) et pas un seul n'a eu un regard pour moi, pas un seul n'a ralenti pour demander si
ça allait, au moins. Je les regardais vaquer à leurs occupations tous aussi pressés les uns que les autres de ne surtout pas se mettre dans une embrouille en s'arrêtant auprès d'un accident. Je
suppose qu'il faut être raide mort pour avoir droit à un minimum d'intérêt, plus voyeur que compatissant d'ailleurs. Je me disais, désabusée, assise contre ma voiture, que l'égoïsme des gens
d'aujourd'hui ferait un bon sujet pour mon blog... cet individualisme est effrayant, non ? Et pourtant, aurais-je réagi différemment de tous ces gens ? Pas sûr, triste, mais pas sûr.