
Je ne peux pas t'entendre et ne peux pas te voir
Je ne te comprends pas, ne sais pas lire en toi
Je t'écoute pourtant... mais tu n'es rien pour moi
Tu n'existes pas
Et pourtant tu es là, tu m'appelles en silence
Tu hurles dans le noir
Je t'écoute et te fuis
Non, je ne t'aime pas mais j'ai besoin de toi
Je ne veux pas de toi
Mais ne suis rien sans toi
Alors, depuis toujours tu te rappelles à moi
A mon "bon" souvenir
Et je t'ignore
Sans toi, nous n'en serions pas là
Sans moi, tu serais autrement
Peut-être plus heureux
Peut-être sans tourments
Sans toi... un jour, ça le sera
Forcément
Un jour, tu disparaîtras
Il paraît que je resterai
Mais, c'est ce que croient les fous
La vérité c'est que nous finirons ensemble
Une communion de fin, va savoir
Alors je t'entendrai et je pourrai te voir
Et je te comprendrai, je saurai lire en toi
Mais, on n'en est pas là
Heureusement. Ou pas.
Aurions-nous dû être là ? Avions-nous le droit d'exister ?
Toi et moi ?
Moi sans toi ?
Toi sans moi ?
Nous n'avons pas le choix. Nous sommes.
Et tu cries encore dans le noir.
Tu cries ta souffrance
Et je la subis, en silence
Pas moyen de te faire taire
Ferme-là ! Lâche-moi ! Oublie-moi !
Laisse-moi comme je t'ai laissé
Loin derrière... ailleurs, quelque part
Nous sommes des étrangers
D'indissociables étrangers
Moi, ton indispensable passagère
Toi, mon impensable existence
Si nous nous sommes croisés, nous nous sommes ratés
Mais toi, tu continues
Tu ne désespères pas
Entre murmures et hurlements
Tu t'affirmes et t'imposes
Pendant que moi, du haut de ma présence invisible
Je me ferme les yeux
Sans bruit. Et je t'oublie.