J'avais dit quelques jours. Ça fait quelques jours. Même plus. C'est sans doute plus facile de partir que de revenir. Pour revenir, il faut avoir une bonne raison. Pour partir, pas forcément. Est-ce que j'en avais une bonne pour ma pause ? Certainement. Sinon, j'aurais continué comme si de rien n'était. Ai-je une bonne raison de revenir ? Non. Aucune. J'espère que vous ne m'en voudrez pas. Je n'ai rien trouvé. Enfin, si, je pourrais vous raconter des trucs rigolos mais je les garde pour après. Je pourrais vous dire que la crise est passée aussi. Mais je ne vous le dirai pas. Je pourrais aussi vous expliquer les raisons de la crise mais, non... cela ne se fait pas. Surtout qu'il me faudrait d'autres mots ou d'autres phrases que je ne connais pas encore. Et puis, vous n'y pourriez pas grand chose, de toute façon... c'est pas pour vous vexer. Vous êtes de très bons lecteurs mais vous n'avez pas besoin de mes états d'âme au milieu des vôtres.
Récemment, au hasard de mes clics sur le net, je suis arrivée sur deux blogs qui rendaient hommage à des blogueurs tout juste disparus. Blogueurs que je n'ai pas connus mais que je suis allée visiter par curiosité... Ils avaient écrit jusqu'à la fin et quelqu'un avait pris la peine de venir annoncer qu'ils n'écriraient plus... mais que leur blog resterait. Comme celui de Dominique (Psyblog) sur lequel je vais de temps en temps parce que certains autres blogs sont en lien chez lui... ça fait une excuse pour penser à lui un p'tit peu. Et je remarque que je ne suis pas la seule d'ailleurs. C'est donc bien ce que je pensais... les blogs sont une trace pour quand on n'est plus là. C'est pas grand chose mais c'est déjà pas mal, non ? Les gens comme Dominique et sans doute ces autres blogueurs ont eu des enfants, donc, ils ont laissé une trace, une vraie bien plus importante. Mais pour les gens comme moi, c'est quand même pas mal... enfin, c'est mieux que rien. Avant internet, ça aurait été "rien". Et là, ce sera ce petit quelque chose sur lequel j'écris en ce moment et que vous êtes en train de lire. Laisser au moins une trace, même infime, de son passage, c'est un peu ce qu'on souhaite tous, dans le fond, non ? Donc, ces derniers jours, en lisant ces blogs qui resteraient comme témoignages d'une vie, ou d'une partie d'une vie, je me suis sentie un peu rassurée...