Il y a une vingtaine d'années, j'ai "sauvé la vie" d'une dame. Enfin, pour être exacte, c'est mon chat de l'époque qui m'a permis d'accomplir un "acte héroïque". C'était une voisine. Elle était tombée chez elle en allant répondre au téléphone et, ce faisant, s'était cassé une vertèbre. Elle avait réussi à ouvrir sa porte et, allongée entre chez elle et le couloir de l'immeuble, elle appelait au secours. Moi, je regardais la télé et j'entendais bien quelque chose mais il n'était pas rare que des gosses du quartier viennent jouer dans les couloirs (parce que des gens n'aimaient pas les portes fermées)... alors, je me disais que c'était ça encore une fois et que ça finirait bien par s'arrêter. Mais le chat me regardait étrangement, me montrant régulièrement la porte d'entrée, miaulant et gesticulant de façon anormale... Une première fois, j'avais bien entendu le "au secours" mais, c'était une phrase que les gamins peuvent crier lorsqu'ils jouent alors, je ne m'étais pas alarmée... mais, devant l'insistance du chat à aller vers cette porte, j'ai entendu que les appels continuaient et semblaient "réels". Du coup, j'ai ouvert en en effet... cela venait de l'étage au-dessus. Je suis montée et j'ai donc trouvé notre voisine allongée par terre. Elle m'a aussitôt dit d'aller éteindre sous sa friteuse... et c'est là que mon acte a été important parce que si personne n'était venu, l'huile allait déborder et mettre le feu. C'était moins une. J'ai donc éteint puis, j'ai alerté une voisine qui a alerté le fils de la dite dame qui ne voulait pas d'une ambulance... mais qui a bien dû se résoudre laisser en appeler une constatant qu'elle ne pouvait se relever. Elle a été prise en charge et s'est bien remise de son accident.
C'était il y a longtemps. L'immeuble de mon enfance avait encore une âme et j'aimais y vivre. Les voisins étaient presque comme des amis. Le temps a fait son oeuvre. Hormis ma mère qui n'y habite plus vraiment, même si elle tient à conserver son appartement, il ne reste plus qu'une seule voisine sur les 10. Je n'aime plus le quartier, ni l'immeuble où tout est si différent.