Hier, j'en étais à mon 40e coup de gueule. En 1 an et demi de blog, ça fait pas beaucoup... ça nous donne 2,22 par mois. Dois-je en déduire que je n'ai finalement pas si mauvais caractère que ça ? Sans m'envoyer des fleurs, je crois que je me suis bien calmée quand même... avant j'étais un peu schtroumph grognon. Remarquez, quand y'a de quoi grogner, c'est un peu normal. Mais, finalement, j'suis pas râleuse dans l'âme et faut vraiment pousser le bouchon très loin pour me faire sortir de mes gonds. Et encore, par écrit, je fais ce que je ne fais quasiment jamais dans la vraie vie... à moins que mes écrits ne soient ma vraie vie, allez savoir...
Je sais que je donne une image totalement fausse... comme tout le monde un peu d'ailleurs. Ce que je ne supporte vraiment pas c'est la mauvaise foi et les injustices alors, forcément lorsque certaines personnes cumulent ces deux défauts, il m'arrive de m'emporter. En même temps je sais que ça sert à rien parce que lorsqu'on pratique à haute dose la mauvaise foi et les injustices c'est qu'on est très con et tout le monde sait bien qu'un con le restera toujours... Alors, vu que je ne suis pas parfaite (ça se saurait...), il m'arrive certainement aussi d'avoir des passages de connerie... et de faire ce que je ne supporte pas chez les autres. Mais, si on prend la peine de me le dire, en général je réfléchis... enfin, ça dépend de qui viennent les conseils, évidemment.
Alors, c'est vrai que je m'énerve beaucoup plus à l'écrit, sur mon blog, qu'en vrai. Par lâcheté ? Possible... Par commodité, certainement... Et donc, des coups de gueule, dans la vie, j'en ai assez rarement voire quasiment jamais, même dans le cadre de mon travail si propice pourtant à ce genre de débordements.
Je suis raisonnable, calme, zen. Je pondère, je réfléchis, j'analyse, je jauge si ça vaut le coup de s'énerver ou non... et surtout de le montrer ou non. Je n'explose pas. Jamais. Je ne craque pas. Pas souvent. Pas assez peut-être. Totale maîtrise, en toutes circonstances ou presque... Exploser ou craquer c'est, selon ma conception des choses, un signe de faiblesse... Et en même temps, j'admire les gens qui savent exprimer leurs émotions qu'elles soient positives ou négatives... C'est mieux. C'est plus sain. Pour moi, même face à face avec moi-même, tout est contrôlé. Je ne m'autorise rien, aucun "écart de conduite" et si par hasard il y en a, et si par malheur il y a des témoins, c'est une catastrophe. Je ne me donne pas le droit d'être faible... alors que je considère qu'il est tout à fait normal de l'être de temps à autre parce que certaines circonstances font qu'on n'a pas le choix. Mais pour moi, non. Je dois être forte, toujours... face aux autres et face à moi. C'est comme ça, ça l'a toujours été. J'ignore pourquoi. Je sais simplement que rien ne devrait m'atteindre. J'aimerais que rien ne m'atteigne. Et je donne parfois cette impression que c'est le cas... On va me reprocher d'être sans coeur et moi, ça m'arrange bien, dans un sens...
En réalité, je ne suis pas sans coeur mais je cache mon coeur. Il se dissimule au plus profond de moi, là où moi-même je ne peux jamais vraiment l'atteindre de peur de l'abîmer, sans doute.