Voici un des films les plus bouleversants qu'il m'ait été donné de voir. L'histoire: pendant la seconde guerre mondiale, deux jeunes gens s'aiment. Le problème ? Ce sont
deux garçons et à l'époque, l'homosexualité est un délit condamnable. Lâchement dénoncé, l'un des deux hommes se retrouvera en camp de concentration et vivra les pires horreurs... simplement à
cause de sa sexualité.
Certaines scènes de ce film sont extrêmement choquantes et on n'en sort pas indemne, d'autant plus lorsque, comme moi, on a des amis gays. On ne peut s'empêcher de penser qu'à une autre époque,
ils auraient pu être victimes de ces barbares et ça fait froid dans le dos.
Heureusement, nous ne sommes plus en 1940. Et pourtant... Bien sûr, l'homosexualité est mieux acceptée et tout le monde se veut très tolérant à ce sujet... à condition que ça ne tombe pas dans la
famille, hein... C'est malheureusement encore ce qu'on entend. Des gens très bien, ouverts d'esprit et tout et tout n'aimeraient pas découvrir que leur enfant est un homo, comme ils disent...
Pourquoi ? En quoi est-ce choquant ? L'important est-il d'aimer une personne du sexe opposé ou d'aimer tout court ?Apparemment, pour certains encore, il faut aimer "dans la norme"...
Il y a encore certaines personnes qui considèrent qu'un gay n'est pas un homme ou qu'une lesbienne n'est pas une femme. C'est une sorte d'hybride... indéfinissable et donc inexistant à leurs
yeux. Que de stupidités ! On a beau dire mais c'est encore difficile à annoncer (lorsqu'on présente l'amour de sa vie à ses parents ou à ses collègues par exemple) alors que ça ne devrait
pas l'être parce que ça n'a rien de honteux ni d'anormal... Ah mais que voulez-vous, les homos ne rentrent pas dans la "norme" bien pensante, de même que les célibataires ou les gros, les trop
petits ou les trop grands, les pas beaux, les trop comme ci et les pas assez comme ça. Et en plus, les homos, on pense dans certains milieux supérieurement "normaux", qu'ils ont, un matin, choisi
leur sexualité... et que s'ils voulaient ils pourraient faire comme tout le monde... Z'ont qu'à se forcer, d'abord...
Lorsque cet été mes amis ont été victimes d'attaques homophobes de la part de fans de Claude François (qui pourtant auraient dû être un peu plus tolérants dans ce domaine), j'ai vu rouge et j'ai
été, je pense dégoûtée à jamais de ce milieu pourri des fans... Parce que, là, des pourritures, il y en a. Je sais que parce que je ne m'habille pas comme une petite fille modèle, je passe pour
ce que l'une d'entre elle appelle une "camionneuse", c'est tout dire de leur niveau de tolérance ! C'est vrai, je suis un garçon manqué et je l'assume. Et alors ? Peut-être que je suis lesbienne,
peut-être pas... Ils n'en savent rien. Ça ne les regarde pas, après tout. Mais surtout, qu'est-ce que ça changerait ? Pour donner des leçons de morale et expliquer ce qui est "normal" ou non, ils
sont très forts certains mais, ils oublient qu'ils sont eux-mêmes immoraux et infects très souvent. Je suppose que c'est à ça que l'on reconnaît les cons, les vrais...
Un jour peut-être les gens arrêteront de regarder les apparences, d'autant plus lorsqu'elles concernent l'intimité, et ils apprendront à accepter les différences comme une richesse et non comme
autant de tares... car, parfois, lorsqu'on entend ou qu'on lit des conneries comme ça, on se demande qui sont les vrais tarés...