Il y a un peu plus de 4 ans, j'écrivais ceci, inspirée par le regretté Dominique (Psyblog). Je m'étais sentie concernée par son article sur la jalousie. Je reconnaissais être jalouse et c'est vrai que je vivais mal mes amitiés. Pas mes amours puisque je ne suis pas concernée mais, je disais déjà que si je l'avais été, ça aurait certainement été un enfer puisque j'aurais été jalouse. Trop.
En amitié, ça marche aussi même si l'enjeu n'est pas le même. A l'époque, et depuis plusieurs années d'ailleurs, j'imaginais que lorsque l'un de mes amis avait une soirée ou une sortie avec quelqu'un de nouveau, ou même le risque de rencontrer de nouvelles personnes, c'en était fini de moi... J'étais jalouse de mon ami(e) qui sortait et pas moi mais j'étais jalouse aussi et malheureuse à l'idée de passer à la trappe, remplacée par quelqu'un de tellement mieux que moi. C'était très difficile à vivre. Pour moi. Un peu aussi pour mes amis à qui il m'est arrivé de faire des remarques... ou d'exprimer mes craintes. Et, comme l'idée de me laisser tomber comme une vieille chaussette sale ne leur avait pas traversé l'esprit, ils ne pouvaient pas comprendre et ça avait plutôt tendance à agacer.
Alors, j'ai essayé de prendre sur moi. Mes amitiés durent. J'ai cette chance. Celles qui n'ont pas duré n'étaient tout simplement pas faites pour durer. On ne perd les gens que s'ils ont envie de nous perdre ou si ça ne les dérange pas en tout cas... En effet, ceux que j'ai perdus, n'ont pas fait trop d'effort pour rester... Ils s'en sont allés brusquement ou petit à petit et, si j'ai commis des erreurs, il ne me les ont pas pardonnées. Le jugement a été sans appel. Quant à ceux que j'ai négligé pour telle ou telle raison, ils ne sont pas non plus venus se plaindre. Ils n'ont rien tenté de leur côté pour me récupérer. Ensuite, le temps fait qu'il est de plus en plus difficile de revenir... et on ne le fait pas. Juste comme ça. Ce ne sont pas des amitiés, je ne crois pas. Enfin si, des amis éphémères... Les autres, ceux qui durent, ils ne nous perdent pas et on ne les perd pas si facilement. On ne s'appelle plus pendant plusieurs semaines, qu'importe... on le refera. On ne se voit pas assez souvent, qu'importe, on se reverra.
Oh, cette "sagesse" ne m'est pas venue comme ça et ne croyez pas que je ne suis plus jamais du tout jalouse. Non, bien sûr. Il m'arrive encore de douter et de craindre de perdre les gens que j'aime parce qu'ils passent moins de temps avec moi ou qu'ils ont rencontré plein de nouvelles personnes qu'ils apprécient. Ça me traverse l'esprit, oui mais ça ne me rend plus "malade". J'essaie de rester fidèle à cette maxime : On ne perd que les gens qui veulent bien nous perdre." A partir de là, on peut tout relativiser, non ? Même si ça fait mal, on doit se dire que si les gens s'en vont ou nous laissent nous en aller c'est que nous n'avions pas tant d'importance que cela dans leur vie. Les autres, s'ils sont là depuis des années, c'est qu'ils nous aiment bien, quand même !